Vengeances – Colette Vlérick

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Editions du Palemon (éditions bretonnes yay !), 350 pages environ

Je ne connaissais pas Colette Vlérick avant d’ouvrir ce livre.

Enfin, disons que je la connaissais de réputation, son nom m’ayant été soufflé, lorsque j’évoquais mon penchant pour les sagas bretonnes de Hervé Jaouen, mais je n’avais jamais eu l’occasion de mettre la main sur un de ses romans.

Je l’ai sûrement un peu vite catégorisée comme « auteur sur la Bretagne », sans prendre le temps de me pencher sur les autres styles littéraires qu’elle a pu toucher.

C’est d’ailleurs par un roman policier que j’ai rencontré son univers. J’ai découvert ce livre par hasard dans les rayonnages de mon dealer de lecture, coincé entre un Zola et un Harlequin (oui ils ont un sens du rangement particulier, mais ça facilite la découverte !). Ayant toujours voulu lire Colette Vlérick, je me suis dit que le moment était venu. Et puis il faut dire aussi, que le livre en lui même m’a séduite, pas son contenu, mais le contenant, le livre en lui même.  Je ne connaissais pas les éditions Palemon, et je suis très agréablement surprise..  un livre rectangulaire, bien lourd, pas grand mais dense, à la couverture toute douce, bien épaisse, qui donne envie d’être tenue dans les mains, des pages sur papier épais, qui ne se froissent pas, qui ne se plient pas, presque du papier glacé, J’ai adoré tenir ce roman entre les mains; je l’ai baladé dans mon sac pendant quelques jours, et il n’a pas bougé ! Le genre de livre qui parait neuf, même après plusieurs vies !

J’ai qualifié « Vengeance » de roman policier et je ne suis pas sûre que ce soit véritablement la meilleure des étiquettes pour ce livre. Il s’agit d’un polar, d’un roman noir, mais bien qu’il mette en scène un commissaire, son adjoint et quelques autres, à mon sens, on ne peut pas à proprement parler de roman policier.

La quatrième de couverture le résume comme ça :

Certains secrets ont un prix qui ne se paie pas en argent. Léon Mortain, qui a créé une entreprise de transports à Portquay à la fin de la deuxième Guerre Mondiale, l’apprendra à ses dépends. Il suffira de quelques jours pour que son univers bascule dans le cauchemar. Dans  » Vengeances  » se croisent un ninja fou, un homme prêt à tout pour apaiser sa souffrance, un commissaire très étrange, un innocent…Beaucoup d’innocents, en réalité, et beaucoup de coupables. Tous paieront le prix du secret de celui qu’on appelait  » Monsieur Léon « .

Les lecteurs aimant les romans policiers musclés, à coup d’enquêtes bien détaillées, ficelées, ceux qui aime les interventions musclées, les flingues, les tueurs en série flippant, les psychopathes dans la nature, le sang partout, les bons, les méchants et tout ce qui fait un roman policier, comme on peut trouver par James Patterson par exemple, ne passez pas votre chemin, mais ne vous attendez pas à ça, vous risqueriez d’être déçus. Mon conseil  serait d’ailleurs de ne rien attendre de ce roman, car il se trouve là où justement on ne s’y attend pas..

Une histoire de vengeance contre une famille bien en vue d’un petit village breton (on reste dans la Bretagne tout de même), loin (ou presque) des vengeances sanglantes on se retrouve ici dans le côté torture psychologique, et du point de vue non pas de la police, dont on suivrait l’enquête, mais de celle justement de cette famille et de son patriarche Léon (Léo) Mortain, de sa famille, et on les suivra tout au long de leur chemin pour sauver ce qui peut être sauvé de l’entreprise (j’ai failli écrire empire, et c’est presque ça) familial.. Une famille qui prend le contre-pied de l’enquête de police, quitte à l’entraver, pour protéger ses secrets, pour se protéger aussi. Des secrets qui devront forcément sortir de l’ombre..

L’écriture de Colette Vlérick est limpide, claire, simple sans effets de style pompeux qui rendent parfois les lectures difficiles. C’est moderne sans l’être trop, dans la retenue. Le ton est juste. Certaines critique, notamment quelque chose que j’ai lu sur le site d’Amazon, dit que le style est mauvais, comparé à ses autres livres, je ne peux pas comparer, n’en ayant lu aucun autre, mais je ne trouve pas le style mauvais du tout.  Ce n’est pas non plus remarquable, il sert essentiellement l’histoire..

Quoi qu’il en soit, c’est un roman bien ficelé, qu’on lit vraiment très vite, prenant, au suspens bien dosé, et que Colette Vlérick a réussi à maintenir jusqu’au bout, on comprend certaines choses assez vite, mais les dernières pages laissent encore des surprises. La fin est un peu spéciale, je ne m’y attendais pas là, peut être un peu décevante même, presque inutile.
J’ai regretté que certains passages qui auraient pu être haletants et plein d’action, soient un peu plats, un peu rapidement (notamment une partie de nuit, sur les falaises, qui aurait pu être plus haletante, cette scène le méritait)

Bref, un bon petit roman, sympathique, prenant, qui du coup se lit bien, pas non plus de quoi avoir le prix nobel, mais j’ai beaucoup aimé le lire, l’histoire, son atmosphère, et je suis finalement déçue de l’avoir terminé si vite.

A lire en tout cas !

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